Déranger, ordre, bordel...

   Que de vilains mots à plusieurs sens existent dans la langue française.
Je vis dans le bazar et ne sait ranger que lorsque je n'ai plus le choix. Je n'y peux rien, j'entasse, m'étale, me disperse...
Si la demeure est le reflet de la vie psychique, quel champ de bataille chez moi !
J'ai beau faire des efforts, rien ne marche. J'envie mes amies qui ne peuvent s'endormir si la porte de l'armoire est ouverte et font leur lit le matin sans y penser.Moi, je fais des corvées de rangement parfois, et ma fille me dit "Grand-mère vient manger ?"

  Qui se ressemble s'assemble. Mon homme est comme moi. Je le vois qui lutte quand il met la vaisselle dans le buffet. Il s'applique, se concentre, se bat intérieurement pour regrouper assiettes et assiettes , verres et verres. Et puis arrive toujours le moment où ça lâche. Le voilà partit en free-style et un verre arrive sur une pile d'assiette, un bol au milieu des plats, une tasse sur les assiettes à dessert...

  Notre fille est comme nous, pire je crois. Nos gênes se sont mélangés de façon à potentialiser toute faculté à vivre dans le bazar. Disons, qu'elle a un sens de l'harmonie particulier, qui n'est pas le mien, ni celui de son père. Nos univers s'entrechoquent.
  J'ai fait une découverte scientifique de la plus haute importance  lorsqu'elle était toute petite. Je voulais être une bonne mère et tentais de ranger ses jouets. Je rangeais, elle dérangeait.Je rangeais à nouveau, elle dérangeait encore. Nous avons inventé le mouvement perpétuel !

  Trêve de bavardage. Je n'aime pas finir un article sans montrer quelque objet accouché de ma machine à coudre. Alors, pour ranger, voici,  le sac à chiffon (dans le placard à balais), le sac à sacs (dans la cuisine), le sac à magazines (dans les petits coins) et le sac à serviettes de table (sous la table).

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